Flying To Memory
Unique refuge de ma vie, équilibre
instable sur l’extrémité des rêves les plus grands, jouant et virevoltant gaiement avec le Temps construit depuis tant d’années je retourne dans le passé avec les nuages. En ces temps d’amnésie
collective et de reniement de soi, où l’on se donne à peine le sentiment de vivre, il faut sonner la trompette pour cette cause et jouer la charge. La crainte d’être ridicule dans cette société
que je ne reconnais plus me fait rire, je suis ailleurs et n’existe plus.
Il est vrai qu’ils n’existent plus, ils sont enterrés à jamais ou hantent les nuages en des âmes perdues, définitivement disparus ils s’exposent en général qu’aux sarcasmes et à la moquerie ou au
pire à l’indifférence.
D'après Jean Raspail
Ils connurent ensemble les départs de l’aube où la voix sauvage des appareils éveille le jour ; les retours au crépuscule quand, moteur calé, ils descendaient lentement avec la lumière ; les surveillances paisibles, simples promenades attentives ; les combats où la même inquiétude et la même espérance faisaient bruire leurs tempes. Ils partagèrent l’émotions physiques des chutes brusques et la joie mathématique des acrobaties. Ils apprirent à sentir en même temps, sans la voir et par une singulière divination, l’approche de l’ennemi. Dans la furie de l’hélice et du vent, qui étouffait la voix humaine, ils pouvaient se comprendre d’un signe, et souvent Maury, se tournant vers son compagnon, trouvait en ses yeux la réplique de sa pensée.
Alors, ils surent ce que les camarades entendaient par équipage…
Joseph Kessel – L’équipage – 1923.
Il y a des jours ou nous ne sommes pas assez de deux pour voler entre les nuages et la brume...
Je ne désire pas que mes honorables visiteurs laissent des commentaires à mes très modestes pensées, ce sont mes rêves et il m'est impossible de les partager... Ce "blog" n'est pas un forum, mais simplement le reflet de mes pensées.
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