Pierre Clostermann nous donnait encore une superbe leçon lorsqu'il écrivait dans sa dernière édition du Grand Cirque je voudrais aussi que les jeunes lecteurs de ce grand cirque aient une pensée pour tous ces pilotes de chasses français de mai 1940, anglais de septembre 1940, américains des Philippines en janvier 1942, de la Luftwaffe de 1945, de l'Argentine en mai 1982. Sacrifiés, ils ont limité le désordre des autres hommes politiques pacifistes, généraux incompétents, peuples avachis.
Cependant, ils doivent les admirer sans les plaindres parce qu'ils ont pu dire à l'ultime instant "J'ai vécu dans mon avion ce que les autres ne connaîtront jamais".
Le Prince Heinrich Alexander zu Sayn-Wittgenstein se sacrifia pour son équipage dans la nuit du 21 au 22 janvier 1944 aux commandes de son Ju-88 C-6 "chasseur de nuit". Epuisé par des centaines de missions, il hante à jamais la nuit qu'il affectionnait tant.
Dans ce siècle ou la médiocrité rampante a remplacé le courage des Hommes, il est merveilleux de se souvenir de ces Hommes, qu'ils portaient une croix noires, étoile ou cocarde, qu'importe, ils étaient des aviateurs.
Je lui dédie cette merveilleuse création de Franz Schubert, "Nachtgesang" - Coronach.