Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /2006 16:08

Malgré le brouillard recouvrant la région, deux P-51 Mustang américains du 109th Tactical Reconnaissance Squadron pilotés par le Capitaine Richard H. Cassady et le 2nd/Lt Abraham Jaffe se portèrent volontaires pour une mission de reconnaissance et d’attaque en Ardennes. Suivant leurs instructions, ils devaient essayer de retrouver une colonne allemande de blindés suivant leur dernière position connue  « quelque part près de Stavelot ».

 

Durant la matinée, le Kampfgruppe de Peiper continuait péniblement son avancée vers l'Ouest. Après la prise de Stavelot, il s'engage avec ses Königstiger de 70 tonnes dans la vallée encaissée de l'Amblève. Trois Pont est traversé, puis la colonne oblique vers le Nord et entame la montée vers La Gleize. 

 

Les deux aviateur du 109th Sq décollèrent de Gosselies, volant  à 50 mètres d’altitude dans une purée de pois en empruntant les vallées pour éviter le brouillard et veillant à ne percuter aucun obstacle. Après un vol très difficile, ils parviennent à repérer entre Trois Ponts et La Gleize l’avant du Kampfgruppe Peiper. Après quelques passages de « strafing » les deux pilotes signalèrent la position exacte de la colonne afin de permettre aux P-47 Thunderbolt d’intervenir plus tard dans la journée.

Les deux pilotes atterrirent sain et sauf à Gosselies.

 Ardennes sous la brume - 62 ans après

La Gleize - 62 ans plus tard, le dernier des Königstiger abandonné par Peiper toujours présent
 
Gosselies 1944
Spa 2006 - Un Mustang à nouveau dans le ciel des Ardennes
Photo Gosselies :
 
 
Par Jean-Luc - Publié dans : flyingtomemory
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Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /2006 11:51

Il y a 62 ans, le 17 décembre 1944.  

 
Le brouillard et les nuages bas sont présents sur la région de l'Est de la Belgique. La visibilité est réduite au maximum. L'aube et le crépuscule nous offre pas plus de clarté que les nuits.
 
A 2 heure du matin, 106 avions allemands Junkers 52 décollèrent des aérodromes de Lippspring et Paderborn. Pilotes sans gloire de ces gros avions de transport d'un autre âge, ils transportaient les parachutistes du Colonel von der Heydte. Leur mission attribuée fut de parachuter au carrefour de Belle-Croix, près de la Baraque Michel et du signal de Botrange, les parachutistes de l'opération "Stösser", prélude de l'offensive des Ardennes, dernier sursaut de l'Allemagne repoussée à ses frontières.

 
L'inexpérience des pilotes et le vent dévièrent la majorité des appareils de la ligne de vol, et 52 appareils seulement arrivèrent au dessus de l'objectif. Les parachutistes furent largués dans la nuit et seul 300 parvinrent à se rassembler sur les 1.000 hommes.
 
Je ne sais que me souvenir du courage de ces aviateurs, même si ils avaient la mauvaise nationalité, piloter la nuit dans le brouillard à cette époque fut encore un exploit resté dans l'anonyma de cette période si secouée.
 
Signal de Botrange
Point culminant de la Belgique - 694 mètres.
Situé à quelques centaines de mètres de la "Baraque Michel".
 
 
 
Région du parachutage de l'opération "Stösser".
 
 
Ju 52 rencontré en 2006 à La Ferté Allais
 
 
 
Par Jean-Luc - Publié dans : flyingtomemory
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Vendredi 15 décembre 2006 5 15 /12 /2006 09:00
Mano Ziegler dans son livre "Le  Messerschmitt diabolique" écrivait d'une manière si bien imagée son instruction sur le Me 163 :
 
"Tout pilote sait que son instruction consiste principalement à apprendre à atterrir. Il est plus facile de tenir son avion en l'air par beau temps que d'aider sa grand mère à mettre en pelote sa laine. Mais pour atterrir, il faut déjà savoir tricoter sois même..." 
 
 
 
Il y a des jours ou la météo nous offre quelques instants chargés de stress en finale, ne sachant plus très bien qui pilote l'avion et seul nos réflexes nous permettent de nous rassurer. J'ai encore en mémoire un excellent ami qui disparu à jamais du monde de l'aviation après un retour de vol, la météo changeante lui donna la peur de sa vie. Après quelques "go around" mouvementés, il arriva à poser l'avion, mais se sauva bien vite de l'aéroport jurant de ne plus jamais revenir dans notre ciel.
 
Je termine la sixième lecture du "Vol de l'Intruder" de Stephen Coonts. Ces avions, malgré toute l'électronique embarquée, doivent encore se piloter. Et pour arriver à poser un avion à réaction sur un porte avion, la nuit et par une météo déplorable, ils savent même plus que simplement tricoter... Pilotes d'exception !
 
Plus que des pilotes d'exception, je me demande comment ils sont capable d'évacuer leur stress après un appontage réalisé lors d'un retour de mission et dans une météo déplorable. L'excellent livre de Stephen Coots nous raconte cette histoire du pilote de Phantom F-4C revenant d'une mission au dessus du Vietnam dans la pluie et la tempête. Il lui a été nécessaire d'effectuer six "go around" avant de réaliser son appontage, et après une remontée dans la crasse pour ravitailler ! Et ces pilotes repartent le lendemain en mission....
 
 
 
 
 
Par Jean-Luc - Publié dans : flyingtomemory
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